lundi 14 juillet 2014

Sa 05/07 : Le grand départ

Après avoir fini mes valises à la dernière minute le vendredi, je n'ai pas vraiment dormi de la nuit avant d'aller prendre mon avion à Bxl-Zaventem. J'ai passé plus de temps à me retourner dans mon lit à rêver à l'aventure que j'allais commencer qu'à vraiment dormir. Le réveil fut donc pénible.

Quoiqu'il en soit, pas de temps à perdre ! Douche - vérification qu'on n'a rien oublié - petit déjeuner et hop ! dans la voiture, direction l'aéroport de Bxl. Nous avons démarré à 6h pour être certains d'avoir de la marge en cas de pépin. Je devais faire mon "check in" à 8h30 au maximum. Je n'ai pas vu grand chose de la route vers l'aéroport pour cause de rattrapage d'heures de sommeil perdues. 
Nous sommes arrivés à l'aéroport à 7h20 plus ou moins, soit largement trop tôt. L'enregistrement de ma valise en soute s'est passé sans encombres, bien qu'avec un léger stress de ne pas la revoir à Lyon. Puis, deuxième petit déjeuner au Subway pour patienter jusqu'à l'heure de mon check-in. 

L'heure est venue pour moi de me rendre au guichet où je continuerai seule mon aventure, laissant papa et maman derrière moi. Les adieux étaient émouvants, petits signes de la main, quelques larmes au coin de l'oeil, beaucoup d'émotions, pour m'entendre dire par le type au guichet que je m'étais trompée de porte. Même Hollywood fait mieux niveau scénario. Bref, j'ai donc changé de porte, ce qui nous a permis de jouer à nouveau les adieux, avant que je ne disparaisse au loin ....

Puis, j'ai eu l'occasion de traverser au moins toute l'Europe pour me rendre à l'autre bout de l'aéroport où se trouvait ma porte d'embarquement. Tout ça pour attendre un bus qui nous a fait traverser au moins toute l'Afrique pour rejoindre notre avion, sous un crachin belge typique. Entre-temps, j'ai eu l'occasion de me faire mes deux premiers amis du voyage, deux cousins habitants l'un à New York et l'autre à Londres. Ce qui m'a permis de récupérer des bonnes adresses au cas où, éventuellement, je souhaiterais visiter les deux villes. Blague à part, ces deux messieurs m'ont permis de mettre à jour mon anglais et de me plonger dedans en guise de "répétition générale" avant le grand saut de l'immersion totale à Grenoble. 

Gnom gnom gnom !
Je n'ai pas souvent pris l'avion, donc je suis toujours un peu trouillarde quand il s'agit de monter dans ces monstres métalliques aux ailes semblant ridiculement petites pour porter toute cette masse dans les airs. Tout ça pour vous dire que je n'étais pas trop assurée concernant le décollage. Mais, miracle, j'ai eu droit à un pro qui nous a fait un décollage tout en douceur où je n'ai même pas pensé qu'on pourrait s'écraser 200m après avoir quitté le sol !

Je reste quand même très impressionnée par la merveille technologique que représente un avion. Peut-être que si j'étais un peu plus au courant du principe de fonctionnement de l'appareil, ça perdrait de son charme, mais pour le moment je reste toujours bouche bée.
Le voyage en lui-même était sympa. J'ai été fascinée par la luminosité qu'on avait à cette altitude là, et surprise de la chaleur des rayons lumineux. Ca chauffe ! La vue par le hublot est aussi très impressionnante, bien que je n'aie pas vraiment distingué des montagnes avec la couverture nuageuse.
Ca a commencé à se dégager quand nous sommes arrivés près de Lyon, mais je m'étais déjà mise en mode *full alert* au cas où, éventuellement, on se serait écrasé. On n'est jamais trop sûr. Quoiqu'il en soit, le trajet a été incroyablement court (1h15), comparé à tout ce temps passé à attendre à l'aéroport.

Arrivée à Lyon, surprise ! Ici, il fait chaud. Et sec. Ma valise est bien arrivée avec toutes les autres sur le tourniquet, bien qu'elle ait décidé de se la jouer farceuse et d'arriver dans les dernières. Histoire de me faire flipper jusqu'au bout, bien sûr.
Après récupération de la valise, il me restait une heure d'attente avant de prendre la navette pour Grenoble. J'en ai profité pour manger un bout et me rendre calmement à l'arrêt. J'ai pu partager mon sandwiche avec des moineaux pas farouches du tout qui sont venus picorer à 20cm de mes pieds.

Puis, j'ai aperçu un type, plus ou moins la vingtaine, le teint basané et donc étranger, hispanique, qui semblait franchement paumé et qui n'avait pas l'air de comprendre le français. J'me suis dit qu'il devait sans doute participer à l'école d'été puisqu'il venait justement attendre la même navette que moi et semblait avoir plus ou moins la même quantité de bagages. J'ai donc pris mon courage à deux mains et me suis jetée à l'eau pour un premier contact ! 
Mais ce n'était pas un étudiant de l'école d'été, c'était "juste" un étudiant brésilien en ingénieur civil qui venait passer un erasmus d'un an à Grenoble.  Nous avons pu discuter en français et avec les mains (puisqu'il vient plus tôt en France pour justement approfondir la langue qu'il ne maîtrise qu'un peu pour le moment) durant le trajet vers Grenoble. C'était sympa. Il m'a montré les photos qu'il a prises du stade à Sao Paulo, où il a dû faire escale avant de prendre son avion pour Istanbul. 

Après une heure de trajet, je suis (enfin), arrivée à Grenoble. Première chose que j'ai remarquée : le réacteur. Il est encore plus grand que sur les photos. :O Vision plutôt impressionnante pour mon arrivée. Depuis, je m'y suis habituée xD. Débarquement à la gare routière de Grenoble, après être passés juste devant ma résidence, ce qui m'a permis de connaître la direction où je devais me rendre. Première pensée, le pied à peine posé sur le sol Grenoblois : ce qu'il peut faire chaud ici ! Je venais d'arriver dans une ville à 34°C, habillée en jeans/chaussures de marche. Ca fait un choc à côté du crachin bruxellois !

La suite au prochain épisode : La résidence

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